samedi 19 février 2011

le courage aveugle

Cette fameuse peinture du groupe d'aveugles, par
Bruegel.  Ils avancent en s'accrochant à celui qui
les précède...  l'aveugle qui ouvrait la marche
vient de culbuter,  et le suivant va tomber sur lui.

quand j'étais au primaire, il y avait ces leçons de
catéchisme, chaque jour.  Dans ces leçons, il y avait
les leçons attribuées à Jésus, et l'une de ces leçons
nous prévenait du danger de suivre un aveugle.
C'était comme ces moutons qui suivent aveuglément
le mouton d'en avant, et tout le monde glisse dans le
précipice.

cette reproduction des aveugles de Bruegel, elle
fait la couverture du gros album de ses oeuvres,
des éditions Charles Moreau.  On peut s'attacher
au prétexte du dessin, la morale de l'histoire.  Mais
c'est plus intéressant d'observer chacune de ces
têtes, et l'émotion qu'on en éprouve.

vendredi 18 février 2011

Bosch l'authentique

Pas le détective Hieronymus Bosch, des romans
de Connelly, mais celui d'il y a 500 ans.
Bruegel et Bosch:  de la parenté proche, par le
pinceau.
Je me suis mis, comme de raison, à parcourir un
album de Bosch. C'était inévitable, vu Bruegel.

Paradoxes... Le cerveau humain ne peut pas se
passer d'histoires.  Héraclite le formulait ainsi:
Tout ce qui arrive , c'est "kata logon":  pour une
histoire.  Le cerveau n'est pas en paix devant
ce qui se passe, devant ce qui est:  faut qu'il
raconte, ça le démange.  Faut toujours qu'il dise:
Il était une fois...
 (et les vieilles histoires sont devenues de sacrées
histoires,  des histoires sacrées).

Alors, imaginez une histoire qui n'a pas de début,
et qui pourtant tourne ses pages...  pas moyen de
s'y faire, si on est un cerveau humain.  Faudra
essayer avec les super ordinateurs, on ne sait
jamais.
L'histoire d'un univers qui a toujours existé,
d'une transformation à l'autre...

La non-existence ne peut donner naissance à de l'existence:  le cerveau mâchouille ça,
comme un ruminant.  Il est une fois:  c'est le grand mystère.

jeudi 17 février 2011

Bruegel et Cie

Je viens d'écrire trois pages de divagations.  C'était
mon exercice d'écriture automatique, j'y tiens chaque
jour. L'effet de cet exercice: ça me rend fou. Quand
je quitte cet exercice, faut que je me retienne:  je serais porté à dire n'importe quoi, n'importe comment,  et ce blog n'est pas la place pour du n'importe comment, vu qu'on n'est pas n'importe où.  (À l'époque de mon enfance, les gens disaient: ¨n'importe éoù¨)

Hier soir, j'ai pris de l'avance, pour trouver quel dessin j'irais mettre dans ce blog.  J'en ai trouvé
une série qui avaient de la couleur, à ma surprise.
Je ne me souvenais pas d'avoir fait une série colorée.

Je n'ai pas de nom pour ce dessin, et pour le moment il n'y a pas d'histoire qui l'accompagne.  C'est encore un dessin sans histoire et sans nom. On peut dire que
ce dessin n'a pas trouvé son destin. Ou bien, dont le destin était justement de se passer d'histoire.

Chacun de nous tient à son nom et à son histoire.
On ne s'en passe pas.

mercredi 16 février 2011

Bruegel again

Hier soir, j'en avais les yeux brûlants ou brûlés,
d'avoir regardé jusqu'à la dernière page, un gros
album sur Bruegel.  toutes ses oeuvres y sont,
du moins celles qui ont fait le voyage de cinq
siècles jusqu'à nous.  un bon 450 ans, pour être
plus précis.  je continue à en avoir de la curiosité.

Je continue mon apprentissage sur ce blog...

Refaire les mêmes sentiers, pour que je sache
les retrouver, dans une sorte de réflèxe.

Annexée, voici un dessin d'il y a deux ans.  J'avais
l'intention d'y inventer une histoire.  Il y en a plein,
des histoires, qui attendent dans ce dessin.  l'idée est
de plonger, de nager, sans hésitation, sans se demander
si c'est la bonne histoire.

le titre que j'avais donné à ce dessin:  glue.
Évidemment, je ne sais plus pourquoi je l'avais nommé
ainsi.  Y avait-il déjà une histoire qui pointait la tête, avec ce titre?

Le dessin d'hier, j'en ai trouvé le nom:  naissance.

mardi 15 février 2011

Bruegel et n'importe quoi

À qui on parle, quand on écrit un blog?  J'ai cette impression
qu'il faudrait plusieurs blogues, pour s'adresser à des personnes avec qui on a des liens différents.   Les mots, les émotions qu'on dit, on les choisit autrement si on parle à ceux de la famille, ou aux amis, ou bien à ceux qu'on ne connait pas encore.

Ainsi, je parlerai différemment de Bruegel, si j'en parle à mes
filles, ou bien à mes amis, ou bien au soldat inconnu.

Si je ne fais qu'un blogue qui s'adresse à tout le monde, c'est
la loi du commun dénominateur qui s'installe, la loi qui nivelle par le bas: des émotions et des mots pour tout le monde. Je ferai comme si tout le monde connait Bruegel, ou bien ne
le connait pas.  Je ferai comme si tout le monde souhaite
m'entendre  parler de lui,   en me faisant confiance.


Cette image remplie de personnages, que j'ai enfin réussi à glisser dans cette page, c'est la suite de l'image publiée hier.
Il y a toute une histoire dans ce dessin.  En fait, il y a une quantité d'histoires dans ce dessin. Je vous donne un indice:  voyez les fantômes qui peuplent tout l'air que respirent les personnages laissés en blanc...
J'ai beaucoup travaillé sur ces dessins pour en faire une publication, mais ce projet est resté sur une tablette.  J'ai du mépris pour les fonctionnaires qui empilent les rapports, les analyses, les projets, sur des tablettes. J'ai sans doute cette sorte de mépris inconscient, pour moi-même, devant tous les projets que j'ai
tablettés.

Mais ce dernier paragraphe, cette confidence sur ma propension à ne pas publier, à qui s'adresse-t-il?  À quel public?
Je retrouve cet objectif que je me donnais en créant ce blogue:  suivre la naissance des projets de dessin et d'écriture,  en y associant une sorte de famille.

lundi 14 février 2011

poudrerie sur St Valentin

j'essaie de rédiger en haut de la page, mais sans y parvenir.  faut que je continue à essayer... 

ça doit être très simple:  suffit de le savoir.  pour le moment, je ne le sais pas 

dimanche 13 février 2011

apprenti au travail

je me remets au travail, c'est le temps ou jamais.

Mon amie Louise Lévesque est venu m'encourager et me remettre sur la piste du blog...  J'avais même oublié que j'en avais commencé un, en octobre dernier!

alors, elle m'a fait promettre d'y travailler, à ce blog, un peu chaque jour de cette semaine, pour me familiariser avec ce qu'on peut y faire, et pour noter tout ce que je ne sais pas faire encore.

ce soir j'y vais mollo: si j'y prends trop le goût, je risque d'allonger la soirée devant l'écran,  et Charlot ne comprendra pas.  Lui, Charlot, il dort déjà, au pied de l'escalier.  Les chats aussi, mais pas au pied de l'escalier:  ils choisissent les coussins, eux.